projets d'intégration 1996-2011

2008

13.1. La Contrainfonie [sic]

13.1. La Contrainfonie [sic]

Résumé : Une jeune ballerine de danse classique quitte la scène après une critique arbitraire de sa prestation par le metteur en scène. Elle rencontre un compositeur qui l’introduit dans sa troupe de danse. Celle-ci exécute des chorégraphies non-conventionnelles, inspirées par une musique produite au gré des émotions du compositeur. Cette forme d’expression sans règles préalables est contraignante et même menaçante pour la jeune danseuse et elle s’en libère, meurtrie par cette mauvaise expérience.

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13.2. Un dimanche de tous les jours

13.2. Un dimanche de tous les jours

Résumé : Debout entre deux portes ouvertes, une femme livre en voix off un témoignage direct et lucide sur la mort de sa fille et sur celle de sa mère. L’une était héroïnomane et prostituée, l’autre était malade et médicamentée. C’était un dimanche matin de fin du monde. Une narration en voix off raconte avec justesse et sincérité leur histoire réciproque, accompagnée de scènes illustrant la fin de chacune. Cette femme témoigne aussi sur elle-même : sur sa révolte et sa rage contre tout, sur son ignorance et son absence coupable, sur son oubli et son besoin de pardon. Pour l’une et pour l’autre, cette femme continue sa quête : elle choisit l’espérance.

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13.3. Quatre préludes pour une fugue

13.3. Quatre préludes pour une fugue

Résumé : Un compositeur préoccupé, fébrile et impatient, cherche l’inspiration dans l’alcool et dans ses écrits : il cogite sur un prélude à la hauteur de son estime de soi.

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13.4. Fugue Pour Violon

13.4. Fugue Pour Violon

Résumé : Dans l’atelier d’un luthier, le violon d’Angèle Dubeau est par mégarde vendu par une jeune préposée. L’aventure ne fait que commencer : pour diverses raisons, toutes aussi plausibles les unes que les autres, le violon passe entre les mains de six personnes, dont la dernière est un commis dans un commerce de prêt sur gages. Celui-ci est mélomane et détient un billet pour un spectacle d’Angèle Dubeau. Il s’y présente par une porte arrière avec l’instrument et se retrouve face à la violoniste qui prend celui-ci, croyant à la livraison de son violon, juste avant son entrée sur scène.

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13.5. I’ll take it

13.5. I’ll take it

Résumé : Après une ouverture avec un extrait en n&b d’un film d’archives, un jeune couple au lit symbolise le lien entre un chanteur et sa muse, la langue française. Celle-ci trébuche et tombe dans l’univers d’un encan ironique, aux allures de fête foraine. Le crieur d’encan offre une rivière à saumons avec tout son territoire : « I’ll take it » s’écrie un acheteur anglophone. Puis, c’est une « belle petite université française » qui est mise en vente. Vient ensuite une ville – Montréal – mais l’un des participants rappelle qu’elle a déjà été vendue. Puis, c’est le tour de la langue française, la muse du chanteur. Des jongleurs s’approchent mais sont repoussés : « members only ! ». En finale, le chanteur est seul avec le passé : « Non. Faut pas que mon histoire finisse comme ça », clame Félix Leclerc, alors que se déroulent quelques extraits en n&b de films d’archives sur le chanteur.

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13.6. Alice.com

13.6. Alice.com

Résumé : Sur son parcours, un jogger trouve, accroché à un arbre, un sac contenant un ordinateur portable qui va raconter une histoire : « Je m’appelle Alice… » affiche l’écran, et le récit se poursuit sur l’existence de celle qui apprit plusieurs langues avec un tuteur et toutes les connaissances que son père pouvait lui transmettre. Alice vécut dans une serre protectrice, selon le projet de son père perfectionniste, coupée du monde par un mur symbolique de contenants plastifiés empilés. Mais son père crut au pouvoir pédagogique de l’ordinateur et Alice découvrit le monde réel. Demeurée enfant trop longtemps, elle chercha son identité propre, pour découvrir qu’elle n’existe pas pour et par elle-même. Puis, la grâce survint : Alice sortit avec son sac. « La fin est simple. Atroce, mais simple. »

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13.7. Ils étaient une chanson…

13.7. Ils étaient une chanson…

Résumé : L’œil-témoin d’un poète-chanteur suit le quotidien de trois personnages, au bureau et à leur domicile. La narration poétique en voix off amplifie la distance entre leur vécu absurde et leur absence de leur propre vie. Les trois personnages évoluent sans voir les autres et le poète-chanteur se demande : « Où as-tu mis ton cœur ? » Un montage attentif assure la justesse de certaines correspondances entre les propos du poète-chanteur et les images qui les illustrent. En finale, le patron, la secrétaire et le préposé fument dehors, côte-à-côte mais étrangers l’un à l’autre. Puis, sur une chanson de Desjardins, tous trois empruntent le même chemin en forêt, que celui du poète-chanteur dans l’ouverture.

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13.8. 6T2-N6B3, dans le 514

13.8. 6T2-N6B3, dans le 514

Résumé : Reconstitution métaphorique, dans un non lieu blanc, de la composition des œuvres de Miyuki Tanobe. La progression de l’action est assurée par une narration en voix off et par une comédienne incarnant l’artiste.

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13.9. La Voie Lactée

13.9. La Voie Lactée

Résumé : Une jeune fille ingénue raconte sa découverte et sa passion pour les images. Son récit volubile débute sur son plaisir de l’attente dans une salle de cinéma – comparée à un voyage en avion – jusqu’à la projection, qui permet de se retrouver sur de nouvelles planètes. Entre les deux, son récit reprend plusieurs sujets du Petit Prince de St-Exupéry : les baobabs, les grandes personnes, le tapis rouge et la vanité, le buveur et le businessman. Elle se dessine un mouton et développe la photo d’une rose. Pendant féminin du Petit Prince, elle s’habille de vert avec une longue écharpe jaune. Mais elle aime les images, qui racontent des histoires et qui font voyager sur d’autres planètes. En finale, elle confirme ce que sera sa voie : ce sera celle des images, la voix de sa caméra.

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